Cassandra

 
Todd Robinson, Gallmeister, 2017

Todd Robinson, Gallmeister, 2017

Sorteurs dans une boîte lugubre de Boston, Boo et Junior sont inséparables depuis l’orphelinat. Montagnes de muscle à l’uppercut facile, leurs journées au Cellar s'écoulent au fil des bagarres et des tournées de bourbon.

Le jour où ils acceptent d’explorer les bas-fonds de Boston à la recherche de la fille unique du procureur, visiblement sous l’emprise de relations pas franchement recommandables, cette routine vole en éclats et ils réalisent qu’en matière de glauque, ils sont encore de simples novices. La mission qu’ils n’avaient acceptée que pour le pactole de 25.000$ promis va alors progressivement se transformer en une affaire personnelle.

Ce que j’en pense

Rythmé, entraînant comme un morceau de Dropkick Murphys, hyper efficace, Cassandra est un polar jouissif où s’enchaînent situations rocambolesques et dialogues hilarants. Sans autre ambition que de fournir un authentique objet de divertissement, Todd Robinson, lui-même videur dans une vie antérieure, met en scènes une foule de personnages aussi loufoques que truculents dont il écrit l’histoire comme on la raconterait à un groupe de vieux potes. 

Bien sûr, Cassandra n’est pas révolutionnaire et n’évite pas quelques clichés du genre. Oui, c'est trash, ça se bastonne, ça picole et ça parle mal. Non, on n’échappe pas à la traditionnelle histoire d’amour du héros ni aux flashbacks dans un passé tortueux. Par moments, l'intrigue est même plutôt légère. Mais pour moi, l’essentiel est ailleurs: Cassandra est avant tout un savoureux moment de lecture.